L'Observatoire de Paris
En français  In english

Sommaire     Aide
Présentation  
Laboratoires et services
Accès
Visites
Séminaires
Colloques
CIAS
Services et Bases de données
Administration
Postes à pourvoir
Stages
Bibliothèque
Enseignement
Scolarité
Liens
Annuaire

Intranet
Appel d'Offres
Accueil    Recherche scientifique    Enseignement     Culture grand public

De 1893 à 1942 une statue en bronze de François Arago dominait la petite place de l'ile de Sein, où le méridien de Paris coupe le boulevard Arago. Comme tant d'autres à Paris, cette statue fut fondue pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n'en reste que le socle. Pour honorer la mémoire de François Arago, l'artiste Jean Dibbets a concu selon ses propres termes un «monument imaginaire réalisé sur le tracé d'une ligne imaginaire, le méridien de Paris». Le projet se présente sous la forme d'un parcours ouvert à travers la ville, matérialisé par 135 médaillons en bronze de 12cm de diamètre, fixés au sol le long du méridien de Paris, entre le périphérique nord et le périphérique sud, traversant certains sites significatifs des XVII°, IX°, II°, VI° et XIV° arrondissements, tels que le jardin du Luxembourg, le Louvre, le Palais Royal ou les abords de la place Pigalle. Les médaillons sont marqués du nom d'Arago, ainsi que d'un N indiquant le nord et d'un S indiquant le sud orientés dans l'axe du méridien. Le socle est concu comme le centre à partir duquel l'oeuvre s'étend dans deux directions opposées. Cet hommage à Arago constitue une réponse nouvelle, délibérément non monumentale, à l'idée d'hommage. Elle rompt avec le schéma traditionnel de la statuaire commémorative et répond à la question: «comment faire un monument à la fin du XX° siècle».

Jean Dibbets a en effet choisi de ne pas concentrer son intervention sur le seul socle mais d'intervenir à l'échelle de la ville tout entière. Volontairement les médaillons se lient complètement à l'endroit où ils sont posés, jardins, passages couverts ou chaussées avec leurs bouches d'égout et de gaz. La perception d'ensemble de l'oeuvre reste, et doit rester, virtuelle, aussi idéale que l'est le méridien lui-meme. Avec en mémoire les recherches menées à l'époque d'Arago sur le système métrique, cette démarche revet une pertinence particulière. La situation du piéton parisien cheminant de médaillon en médaillon n'est en effet pas sans analogie avec les premiers cartographes établissant de lieu en lieu des mesures avec leur quart de cercle. Au demeurant, ce projet intègre des notions constamment présentes dans l'oeuvre de Jean Dibbets: le déplacement, le rapport entre la vision lointaine et la vision proche, une organisation séquentielle de l'espace, la manière dont le mental supplée aux limite de la perception visuelle.


Ce projet a été initié par l'Association Arago, réalisé conjointement dans le cadre d'une commande publique par le ministère de la Culture et de la Francophonie (Délégation aux arts plastiques) et la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.
Pour en savoir plus, notamment sur la localisation des médaillons,
http://www.amb-pays-bas.fr/ambassade/pcz/arago.htm

retour


écrivez-nous @webmestre
Dernière modif. Tuesday, 12-Mar-2002 10:50:19 CET