Le Verrier et la création de la météorologie moderne
Préoccupation presque obligée de l’astronome qui regarde le ciel, la météorologie devient un service national pendant le 19e siècle. Les premières cartes et prévisions pour la France ont été publiées par l’Observatoire et une collaboration internationale s’organise.
Le 14 novembre 1854, une violente tempête détruit de nombreux navires français qui assiègent Sébastopol, dont le navire amiral. Choqué par cette catastrophe, Napoléon III demande à Le Verrier s’il ne serait pas possible de prévoir l’arrivée des tempêtes.
Pourquoi Le Verrier ? Parce que depuis toujours la météorologie fait partie des attributions des astronomes.
L’enquête qu’il organise montre que la perturbation responsable de la tempête s’est déplacée en plusieurs jours de l’Atlantique à la Mer Noire, et qu’il aurait effectivement été possible de prévoir son arrivée si on avait pu transmettre rapidement en un seul lieu les informations météorologiques le long de son trajet.
Profitant du développement du télégraphe électrique, Le Verrier va donc créer un service météorologique national puis international : les paramètres météorologiques sont relevés chaque matin dans de nombreuses villes et transmis par télégraphe à l’Observatoire de Paris, qui les collationne pour construire de véritables cartes météorologiques de l’Europe comportant des lignes d’égale pression et l’indication des vents, et faire des prévisions rudimentaires.
Ce service connaîtra un rapide développement et occupera une grande partie des activités de l’Observatoire jusqu’à ce qu’il prenne son autonomie en 1878. C’est l’ancêtre de Météo-France.
Dernière modification le 20 mars 2013
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