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L'Etablissement est le plus ancien des observatoires modernes. Il est
l'héritier d'une longue et prestigieuse histoire dont l'aboutissement
est la réunion de trois sites, Paris, Meudon et Nançay, en une
même structure.
En 1667, aux confins du Paris de l'époque, naît
l'Observatoire
royal, sous l'impulsion de l'Académie Royale des Sciences. Le
bâtiment qui l'abrite est conçu par Claude Perrault. La
première construction sera augmentée de deux ailes; puis deux
autres bâtiments seront construits après 1970. Il est
dirigé par des astronomes célèbres, tels les
Cassini,
Lalande,
Arago,
Le Verrier,
l'amiral Mouchez. Jusqu'au début du
vingtième siècle, il est spécialisé dans la
mécanique céleste et l'astronomie de position. Ces domaines vont
s'élargir quand, en 1926, un décret décide de sa fusion
avec l'Observatoire de Meudon.
En 1876, à Meudon,
un ancien domaine royal est mis à la
disposition de Jules Janssen, pour lui permettre de développer loin de
la pollution urbaine ses recherches en physique astronomique. La vie
scientifique s'y développe. Divers instruments sont installés:
grande lunette sous la coupole du château, télescope de 1
mètre, spectrohéliographes, sidérostats...; puis une table
équatoriale, un télescope de 60 cm et plus tard une tour solaire.
Les techniques spatiales se développent. On construit de nouveaux
bâtiments, dont l'un consacré à l'astrophysique
théorique. Mais entre temps, à l'Observatoire de Paris, sous la
direction de Danjon, s'est ajoutée la station de Nançay.
En effet, en 1953, des chercheurs de
l'Ecole normale supérieure de Paris
fondent la
station de
radioastronomie de
Nançay (Cher) qui est
très rapidement rattachée à l'Observatoire de Paris. Elle
abrite trois instruments principaux. Le radiotélescope
décimétrique est dédié à l'étude des
comètes, de la physique des galaxies, des grandes structures de
l'Univers, et à la chronométrie des pulsars millisecondes. Le
radiohéliographe fournit régulièrement des images de la
couronne solaire. Le réseau d'antennes décamétriques est
voué essentiellement à l'étude de Jupiter et de la
couronne solaire.
Tout au long de son évolution, l'Observatoire a été le
berceau de travaux d'envergure qui ont marqué l'histoire des Sciences,
de l'illustration de la vitesse finie de la lumière (1676), à la
mesure d'un degré de méridien (jusqu'en 1784), et aujourd'hui
à la participation aux
expériences
internationales de pointe, au
sol ou dans l'espace.
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