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Le premier de ces cinq délégués, Lalande, avait
séjourné à l'observatoire en 1754-1755, mais il n'y
résida plus par la suite. Sa carrière astronomique est
d'ailleurs antérieure à la période
révolutionnaire.
Joseph Jérôme Lefrançais de
Lalande (dit Lalande)
est né à Bourg-en-Bresse le II juillet
1732. Faisant son droit à Paris, il rencontre l'astronome Delisle
chez un de ses professeurs et en suit les cours au Collège de France
(seul élève, paraît-il...). C'est le moment où
se prépare la célèbre campagne astronomique de 1751,
qui offre réellement le premier exemple de coopération
scientifique internationale, avec ses sept stations principales
d'observation s'étendant du Cap à Stockholm : il s'agissait,
à partir d'observations coordonnées, d'obtenir les distances
(plus précisément les parallaxes) de la Lune et de Mars.
Lalande va occuper la station de Berlin, il y fait un excellent travail, ce
qui lui ouvre les portes de l'Académie des sciences dès 1753.
Chargé par celle-ci de la
Connaissance des Temps, qu'il édita
de 1760 à 1775 (et plus tard de 1794 à 1807), il joua aussi
un rôle important dans les deux opérations internationales de
1761 et 1769 relatives à l'observation du passage de Vénus
devant le Soleil, destinées à la détermination de la
parallaxe solaire. Le cours qu'il fit au Collège de France à
partir de 1751 était célèbre, comme le furent
longtemps ses ouvrages d'enseignement et de vulgarisation. Son
érudition, son originalité (il gobait des araignées
afin de guérir la peur chez ceux qui y sont sujets à leur
vue...), son caractère généreux et emporté en
faisait un personnage hors du commun. Il mourut le 4 avril 1807,
apparemment de la tuberculose.
Page écrite par S. Débarbat, S. Grillot, J. Lévy
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