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Arago est né à Estagel (dans les
Pyrénées-Orientales, alors le Roussillon), petite ville
dont son père était le Maire, le 26 février 1786.
Il est mort à l'Observatoire de Paris, le 2 octobre 1853.
Arago enfant fut sans doute conquis à l'astronomie par la
visite à Estagel de
Méchain.
Ce dernier avait
été chargé en 1792, avec Delambre, de mesurer la
méridienne
de France (à
Méchain
le sud, à
Delambre
le nord...!). En 1806, encore élève de
l'École Polytechnique, Arago obtient de se voir confier avec
Biot l'achèvement des travaux de ses deux illustres devanciers.
Il est chargé d'achever la prolongation de la
"méridienne" de France jusqu'aux îles Baléares.
L'opération géodésique est suivie d'aventures
périlleuses, qui le font passer pour mort: fait prisonnier par
des pirates, il était détenu dans les prisons du Bey
d'Alger... Mais l'opération était terminée.
À son retour en France, en 1809, il est élu à
l'Académie des Sciences. Il a 23 ans. Il en deviendra le
Secrétaire perpétuel, le Président... Il
s'installe à l'Observatoire de Paris où il vit
désormais et dont il devient vite la figure marquante. Il y
devient directeur des observations en 1834 et directeur
délégué du bureau des longitudes en 1843. Arago
peut être considéré comme le père de la
vulgarisation scientifique moderne.
La carrière politique d'Arago commence en 1830. Élu et
réélu député des
Pyrénées-Orientales, puis de Paris, il restera
parlementaire jusqu'au coup d'État de 1852. Il est membre du
Conseil Général de la Seine, qu'il présidera deux
fois, de 1830 à 1849. Ses convictions ardemment
républicaines le poussent à participer à la
Révolution de 1848 où il exerça d'ailleurs une
action modératrice. Il est membre du Gouvernement provisoire,
ministre de la Marine puis de la Guerre. C'est lui qui promulgue le
décret abolissant l'esclavage aux Colonies. Il préside
le Comité exécutif qui exerça le pouvoir du 9 mai
1848 jusqu'à la dissolution le 24 juin: à ce titre, il
fut chef de l'État durant 46 jours...
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