CoRoT détecte des modes d'oscillations non radiaux à longue durée de vie dans des étoiles géantes
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Dans environ 5 milliards d'années, notre Soleil va se dilater pour devenir une étoile géante rouge. Ce stade évolutif est commun à toutes les étoiles qui ressemblent au Soleil une fois qu'elles ont brûlé leur combustible, l'hydrogène, présent dans le coeur. Ces astres sont particulièrement intéressants à étudier afin de tester nos théories représentant les stades évolués des étoiles.
L'analyse des données photométriques de grande précision obtenues par la mission spatiale CoRoT, effectuée par une équipe de chercheurs de différentes nationalités dont des chercheurs de l'Observatoire de Paris, a permis de mettre en évidence la richesse du spectre d'oscillations de ces étoiles, ouvrant ainsi la voie à l'utilisation de techniques basées sur la sismologie pour sonder l'intérieur de ces astres.
Les géantes rouges sont des étoiles se trouvant dans un stade évolué, représentatif du futur de notre Soleil. Après avoir brûlé l'hydrogène du coeur, les étoiles de masse intermédiaire (typiquement entre 0.5 et 10 masses solaires) entament un processus de dilatation. Gagnant en volume, l'enveloppe de ces étoiles perd en densité et en température ce qui se traduit par un changement de couleur de son rayonnement vers le rouge. A la fin de leur vie, les géantes rouges vont subir une perte de masse importante contribuant ainsi à l'enrichissement du milieu interstellaire et à l'évolution chimique de la galaxie.
Une étoile géante rouge présente des modes d'oscillations qui sont excités stochastiquement par des mouvements turbulents qui se produisent dans l'enveloppe convective externe de l'étoile. Certains de ces modes d'oscillation sont dits "radiaux": c'est-à-dire avec une symétrie radiale, circulaire; l'étoile se dilatant et se contractant suivant le rayon. Si, en plus de ces mouvements, viennent se superposer des mouvements transverses, on parle alors de modes d'oscillation "non radiaux". Voir la Fig.1 pour un exemple de ce type d'oscillation.
L'équipe est composée de:
Joris De Ridder (1), Caroline Barban (2), Frédéric Baudin (3), Fabien Carrier (1), Artie P. Hatzes (4), Saskia Hekker (5,1), Thomas Kallinger (6), Werner W. Weiss (6), Annie Baglin (2), Michel Auvergne (2), Réza Samadi (2), Pierre Barge (7), Magali Deleuil (7)
(1) Instituut voor Sterrenkunde, K.U.Leuven, Celestijnenlaan 200D, B-3001 Leuven, Belgium.
(2) LESIA, UMR8109, Université Pierre et Marie Curie, Université Denis Diderot, Observatoire de Paris, 92195 Meudon Cedex, France.
(3) Institut d'Astrophysique Spatiale, Campus d'Orsay, F-91405 Orsay, France.
(4) Thüringer Landessternwarte, D-07778 Tautenburg, Germany.
(5) Royal Observatory of Belgium, Ringlaan 3, 1180 Brussels, Belgium.
(6) Institute for Astronomy, University of Vienna, Türkenschanzstrasse 17, A-1180 Vienna, Austria.
(7) Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, OAMP, Université Aix-Marseille & CNRS, 38 rue Frédéric Joliot Curie, 13388 Marseille cedex 13, France.
Référence
Non-radial modes with long lifetimes in giant stars
Nature, 21 May 2009Contact
Caroline Barban (Observatoire de Paris, LESIA, et CNRS)
Annie Baglin (Observatoire de Paris, LESIA, et CNRS)
Michel Auvergne (Observatoire de Paris, LESIA, et CNRS)
Réza Samadi (Observatoire de Paris, LESIA, et CNRS)
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