Observatoire Spatial de l'Univers Extrême
Approuvé par l'ESA en mars 2001 pour l'étude de phase A
EUSO ou
l'observatoire spatial de l'univers extrême
est une mission sur la future Station Spatiale Habitée pour explorer le domaine des processus
d'énergies les plus élevées
se produisant dans l'univers à
l'intérieur de ses
frontières accessibles. Le but est de détecter les rayons cosmiques
et les neutrinos de très grande énergie (E>5x1019 eV),
par la traînée fluorescente produite lorsque ces particules entrent
dans l'atmosphère terrestre.
EUSO a juste reçu l'approbation combinée du SPC (le Comité
de Programme Scientifique) et du PB-MS (Pannel des Programmes
Spatiaux Habités)
de l'Esa (Agence Spatiale Européenne)
pour que l'étude de la " PHASE A "
soit terminée en juin 2002.
EUSO sera à bord de l'ISS, la Station Spatiale Internationale, pendant
trois ans à partir de
mi 2007. EUSO est un effort de collaboration entre des groupes de
recherche venant d'Europe, du Japon et des Etats-Unis,
présidés par Livio
Scarsi d'IFCAI,
Istituto de Fisica Cosmica & Informatica
de Palermo University et CNR. La réunion pour le rapport de préparation de l'étude de Phase A
a eu lieu en Decembre 2000 dans le cadre de
l'Ecole Chalonge . En France,
les participants et les proposants d'EUSO sont l'Observatoire De
Paris, l'université de Paris VI et VII, le CEA, le Collège De France, et le LAPP-Annecy.
Pour en savoir plus
Le rayonnement cosmique d'énergie extrême (EECR) avec des
énergies > 10 20 eV peut être considéré comme le " rayonnement
de particules " complétant
le rayonnement électromagnétique,
de l'astronomie conventionnelle. Les EECRs nous présentent le
défi de comprendre leur origine en liaison avec la physique
fondamentale, la cosmologie et l'astrophysique. Les caractéristiques
principales de ce rayonnement sont:
- le changement de l'indice spectral au "coude" de 5
x 10 18 eV. Ceci pourrait correspondre à: soit un
changement du mécanisme de production dans les sources initiales; soit un
changement de la composition en éléments primaires
liée à une
région différente de confinement; ou un changement du processus
d'interaction dans la première collision induisant les traînées
dans l'atmosphère.
- évidence de l'existence des rayons cosmiques (RC) avec une
l'énergie > 10 20 eV.
- du point de vue de la physique des astroparticules, les EECRs ont
des énergies seulement quelques ordres de grandeur
en-dessous de l'énergie de
grande unification (10 24 -10 25
eV), bien que toujours loin de la masse de Planck de 10
28 eV.
Quelle est l'énergie maximum des rayons cosmiques, s'il existe
une limite?
On a proposé deux mécanismes généraux de prodution pour
le rayonnement cosmique d'énergie extrême (EECR):
- " bottom-up ", avec une accélération
des particules dans des processus à évolution rapide, comme les sursauts
gamma
(GRBs). L'observation de la direction
d'arrivée et la coïncidence
de temps entre les neutrinos d'extrême énergie et les rayonnements
transitoires optiques ou radio, pourra fournir
une identification cruciale
des sources d'EECR, ainsi qu'un test unique du principe de
relativité.
- processus " top-down " avec cascade de
particules ultra-hautes d'énergie à partir
de la désintégration des défauts topologiques(TD);
ceux-ci sont prédits comme les restes fossiles de la phase Grande
Unification. Ce sont les cordes cosmiques, les monopoles, les murs, les
filaments et autres
textures cosmiques. A l'intérieur d'un défaut
topologique les vestiges du l'univers jeune
peuvent être préservés
jusqu'à aujourd'hui. Ces défauts topologiques pourraient
produire des particules très lourdes (X-particules) qui se désintègrent
en particules
d'ultra-haute énergie. Les reliques d'une phase inflationniste tôt
dans l'histoire de l'univers peuvent également mener à la production
de particules d'extrême énergie (EE). Ces particules peuvent
survivre aujourd'hui sous forme de matière noire. Leur
désintégration peut donner des rayons cosmiques de haute énergie
par l'émission de hadrons et de photons ou par la production de
neutrinos d'EE. Les observations de ces neutrinos peuvent nous
renseigner sur la matière noire de l'univers aussi bien que sur
l'inflation.
Contact:
Norma
Sanchez (Département DEMIRM, Observatoire de Paris)