Contrairement à ce qui s'est passé le 31 décembre 1998, il n'est pas prévu d'ajouter de seconde intercalaire au Temps Universel, à la fin de l'année 1999.
L'échelle de temps liée à la rotation terrestre n'est pas uniforme à cause de divers phénomènes géophysiques tels que les effets des marées océaniques, les variations des vents atmosphériques et les interactions entre le noyau et le manteau terrestres. Afin de faire coïncider à mieux qu'une seconde l'échelle de Temps légal UTC établi à partir des horloges atomiques avec l'échelle de temps fondée sur la rotation de la Terre, le Service International de la Rotation terrestre est parfois amené à introduire dans UTC une seconde intercalaire.
Au cours des dernières années, cette opération a été effectuée tous les ans et demi et pour la dernière fois, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 1999. D'après les prédictions actuelles, le prochain " saut de seconde " n'aura pas lieu avant le mois de juin 2000.
La décision d'introduire une seconde intercalaire
appartient au Service International de la Rotation Terrestre (IERS) dont
le Bureau Central se trouve à l'Observatoire de Paris. L'organisme
chargé de la mise en oeuvre d'une telle décision, pour
la
France, est le Laboratoire Primaire du Temps et des Fréquences
de
l'Observatoire de Paris et le Bureau national de Métrologie.
Contact chercheur : Daniel Gambis, Directeur du Bureau Central de
l'IERS
à l'Observatoire de Paris,
Tel : 01 40 51 22 29.
Paris, le 21 septembre 1999